Refouler ou oublier ?

Je reçois de nombreuses personnes qui viennent me consulter et qui s’étonnent de vivre cet inconfort qui se produit dans leur corps et et leur esprit lorsqu’ils repensent à un évènement passé.
Cela peut être le cas pour une rupture sentimentale, le décès d’un de leur proche, des violences qu’ils ont vécu ou dont ils ont été témoins, des accidents,un burn out…
Dès qu’ils se mettent à parler de cet évènement, l’émotion commence à les envahir. Souvent, ils utilisent une expression : « je m’en souviens comme si c’était hier ». Et cette expression est fausse. Car l’imprégnation mémorielle dépend avant tout de l’intensité de l’émotion et non pas de la proximité temporelle.

La plupart du temps, la stratégie consiste à habituer son cerveau à détourner du regard et occulter l’évènement douloureux. Pour cela, la personne, pendant une période plus ou moins longue, se force à penser à autre chose dès que son esprit crée le lien avec l’évènement. Cela demande beaucoup d’énergie et de maitrise de soi.
Et cela ne fonctionne que lorsque le contexte ne crée pas spontanément trop de lien avec l’évènement sinon la personne est vite dépassée par son émotion.

On appelle cela refouler. Mettre un mouchoir, mettre de côté, mettre au fond de soi, occulter,…

Oublier est un processus totalement différent. En premier lieu, il s’agit de comprendre que oublier n’est pas effacer un souvenir, nous ne sommes pas des robots. Oublier se fait en plusieurs étapes.
La première étape consiste à accepter l’émotion. L’émotion comme la peur, la tristesse ou la colère ne sont pas très agréables. La plupart des personnes ont tendance à les fuir. D’autant plus, que les émotions ne sont pas valorisées dans notre société;
En laissant l’émotion circuler, un processus physiologique se produit dans notre cerveau et tout ce qui est en lien avec l’évènement nous est de nouveau accessible. Le ressenti, les images, les phrases, les sons, la douleur, le contexte, les personnes,… cela est variable suivant chaque personne.
A partir de là, on peut laisser notre cerveau nous aider à traiter la masse d’informations et d’en faire le tri pour n’en conserver que l’essentiel. Exactement de la même façon que nous respirons, le corps ne garde que l’oxygène de l’air inspiré, le cerveau ne conserve que l’essentiel de l’évènement, c’est à dire une infime partie. Cette infime partie peut nous servir de « leçon  » ou « d’enseignement »
Tout le reste est comme « expiré ». Cela est oublié, les détails de l’évènement nous semblent lointains et nous ressentons comme un poids qui s’en va.
Il est possible de tout oublier; vous pouvez profiter d’être accompagné par l’hypnothérapie pour faciliter ce processus.

https://www.hypnose-et-vous.com/traumatisme/

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