Le mythe de l’ancrage.

Une des premières résistance au changement, et donc à la possibilité daller mieux, c’est de croire que notre comportement est ancré.

A cette croyance se rattache généralement deux critères :

La première qui consiste à croire que plus un comportement est ancien est plus il serait profondément ancré dans notre inconscient.

La deuxième qui consiste à croire que si un comportement est profondément ancré, il va falloir une solution « profonde » (de type hypnotique).

Ajouté à cela, que la personne a essayé de changer mais n’a pas obtenu de résultat et suppose donc que quelque soit l’accompagnement dont elle va pouvoir bénéficier, cela va être long et difficile. A moins d’un miracle. Ce qui curieusement est très répandu comme recherche.

Et vous doutez peut être de ce que je m’apprête à vous annoncer ?

Tout ceci est totalement faux !

Pour votre cerveau, le temps n’existe pas. Le temps est une notion inventée par l’humain.

L’intensité d’association d’un comportement avec un stimulus est liée à son utilité (sécurité, épanouissement, légitimité) et à la fréquence de son utilisation.

Ce sont les deux critères qui régissent la manière dont un comportement vous semble « ancré »

D’ailleurs cette image de l’ancrage (métaphore) vient amplifier la puissance du mythe puisque le présupposé d’un ancrage est le maintien, et la conservation de la position. Comme un bateau ancré au fond de la mer.

Alors grande nouvelle : vous n’êtes pas un bateau !

Pour changer un comportement, on s’intéresse à son utilité. On revient simplement au stimulus originel.

Par exemple, une personne se met à crier quand on lui fait des reproches. Comportement qu’elle peut vivre depuis l’enfance. Qui peut être en imitation du comportement de ses parents ou non. Généralement, l’utilité inconsciente, c’est se défendre des reproches qu’on lui fait. Les reproches étant vécus comme une douleur, crier peut être une solution intimidante pour les faire stopper.

En s’intéressant ainsi à l’utilité du comportement, on peut inviter la personne à développer une autre forme de réponse à ce stimulus.

2 solutions sont possibles :

La première est d’apprendre à vivre et interpréter la situation (stimulus) autrement.

La deuxième est d’apprendre une nouvelle réponse et de l’associer.

Ce qui est commode, c’est que votre cerveau est fait pour apprendre et associer. Donc généralement, c’est assez simple.

C’est pas toujours facile mais quand on le veut vraiment, toute personne peut complétement changer.


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